jeudi 9 juin 2011

Génétique

Article détaillé : génétique équine.
Le cheval domestique possède 32 paires de chromosomes[31] (contre 33 paires pour le Cheval de Przewalski). La séquence complète d'un génome de cheval a été établie en 2007, quatre ans après celle de l'être humain[32].

Hippologie

Article détaillé : Hippologie.
Taille comparée entre le poney Shetland et un cheval de selle.
Du grec ἱππος (cheval) et λόγος (discours), l'hippologie étudie le cheval dans sa globalité[17]. Cette étude comprend le fonctionnement et l'anatomie du cheval ainsi que son comportement et son entretien. La taille du cheval varie d'une race à l'autre, tout comme son poids et sa longévité, bien que les poneys aient une longévité supérieure aux chevaux. Celle d'un cheval domestique s'est allongée grâce aux soins prodigués par l'homme, certains chevaux peuvent ainsi vivre une quarantaine d'années.
Les chevaux peuvent être regroupés et classés en fonction de leur race, par rapport à leur utilisation, à leur taille ou encore à leur robe. Le critère principal de distinction entre les races de chevaux et de poneys est la taille de l'animal. Sont considérés comme « chevaux » les individus d'une taille strictement supérieure à 1,48 m au garrot non ferrés. À l'inverse, sont considérés comme poneys les individus d'une taille inférieure ou égale à 1,48 m au garrot non ferrés. Cette classification est celle adoptée par la Fédération équestre internationale pour permettre une répartition des animaux dans les compétitions[7].
Cependant, en plus de ce critère nécessaire aux compétitions, la conformation extérieure de la race est prise en compte et un individu d'une race donnée ne changera pas de catégorie à cause de sa taille. Ainsi, un individu pur-sang arabe reste toujours un cheval même si sa taille est inférieure à 1,48 m. Il en est de même pour le Camargue, race de cheval relativement petit, ou encore le Falabella qui est considéré comme un cheval malgré sa taille de 70 cm environ car il possède toutes les caractéristiques extérieures d'un cheval.

Anatomie et morphologie

Étude d’un cheval par Léonard de Vinci.
Articles détaillés : Anatomie du cheval et morphologie du cheval.
L'anatomie du cheval a été étudiée tôt par l'homme car ce dernier a cherché à comprendre son fonctionnement pour mieux l'utiliser. Un des premiers ouvrages sur l'anatomie du cheval est celui de Carlo Ruini en 1598. L'anatomie du cheval comprend l'étude du squelette, des muscles, des tendons, des systèmes digestif, respiratoire, reproducteur, cardiaque et nerveux.
L'étude de la morphologie du cheval permet de décrire et d'apprécier la beauté, les défectuosités et les tares d'un animal. L'examen externe du cheval est très ancien : déjà Xénophon, vers 400 a.v. J.-C., décrivait les qualités extérieures à rechercher chez un cheval dans son Traité de l'équitation : « Quand un poulain n’a pas encore été dressé, il est évident que c’est au corps qu’il faut regarder ; car un cheval qu’on ne monte pas ne laisse guère deviner son caractère »
Le cheval est un animal quadrupède. Ses membres locomoteurs sont appelés des jambes et non des pattes. Le cheval porte une crinière et une queue dont les poils sont appelés crins[18]. Le cheval dispose de 469 muscles qui représentent environ la moitié de son poids[18].
Un vocabulaire spécifique décrit les différentes parties du corps du cheval. Par convention, le cheval se compose de trois parties externes principales[19] : l'avant-main comprend la tête, l'encolure et les membres antérieurs ; l'arrière-main est composée de la croupe, des hanches, des membres postérieurs et de la queue ; le corps est la partie centrale.
Schéma des parties externes.

Robes et marques

Article détaillé : Robe du cheval.
Les chevaux de race Camargue sont toujours de robe grise.
La couleur des poils et des crins du cheval constitue sa robe. Les robes sont très variées et forment un moyen d'identification. Aussi font-elles l'objet d'une classification règlementée et d'un vocabulaire précis. Le nom des robes est basé sur la couleur des poils et des crins, parmi les plus courantes, citons le bai, l'alezan et le gris, attention ne pas confondre un cheval gris et un cheval blanc, le cheval blanc a pour caractéristique d'avoir la peau rose alors que le cheval gris a la peau grise. Les épis sont des zones de directions irrégulières des poils. Leur nombre et leur localisation sont relevés dans le signalement des chevaux afin de permettre leur identification.
Les chevaux possèdent parfois des taches blanches sur les membres ou sur la tête, dont la taille et la forme peuvent varier. Ce sont des facteurs d'identification, des termes précis existent pour les décrire[20]. La balzane est une tache de poils blancs sur les jambes. Suivant la taille et forme, elle porte un nom différent. Le cheval peut aussi avoir quelque marques sur la tête[21].

Comportement et reproduction

Article détaillé : Éthologie équine.
Troupeau de mustangs au galop
Une jument et son poulain
Le cheval est un animal grégaire, qui vit en harde d'une petite dizaine d'individus[22] composée d'un étalon protecteur, d'environ trois à quatre juments — dont souvent la plus âgée est à la fois dominante et leader (mais pas obligatoirement) - et de leurs poulains sur deux ou trois années, qui sont ensuite chassés par l'étalon ou partent d'eux-mêmes pour pouvoir créer a leur tours leur propre harde et d'assurer leur descendance. En harde et en liberté, l'étalon se constitue un harem et se reproduit uniquement avec les juments de celui-ci. Si un autre étalon veut s'approprier le harem, il s'ensuit une bataille entre mâles pour la domination du troupeau. Elles peuvent être violentes mais sont très rarement mortelles. Ces combats peuvent aussi avoir lieu si un étalon veut agrandir sa harde, lors d'un combat le cheval vainqueur récupère la harde de l'étalon perdant. La durée de la gestation est en moyenne de onze mois (310 à 360 jours) et la jument ne donne naissance qu'à un seul poulain à la fois sauf exception. Ce processus est appelé le poulinage. À la naissance, le poids et la taille du poulain varient selon sa morphologie et sa race. Le poulain peut marcher moins d'une heure après la naissance et dispose d'une bonne vision. Il devient adulte entre deux et cinq ans, suivant la race à laquelle il appartient.
En captivité, la fécondation se fait de plus en plus souvent par fécondation artificielle en sperme congelé. Cette technique permet aux éleveurs de disposer facilement d'un large choix de géniteurs mâles pour leurs poulinières. Dans la nature, les poulains naissent en général au printemps, pour éviter les grosses chaleurs de l'été et le froid de l'hiver, le printemps permet aussi au poulain de se nourrir d'herbe verte et de ne pas subir de carence alimentaire. Pour des raisons économiques, les éleveurs recherchent une naissance plus précoce au début de l'année et parviennent à déclencher des chaleurs en jouant par exemple sur l'intensité de l'éclairage, heureusement tous les éleveurs ne font pas tout cela et respectent les cycles "normaux" des juments[23].

Alimentation et soins

En liberté, les chevaux se nourrissent de végétaux (principalement d'herbe) et doivent avoir accès régulièrement à de l'eau. Lorsqu'ils sont mis au travail, leur alimentation est souvent complétée de granulés et de céréales telles que l'avoine. Les soins aux chevaux sont à pratiquer au quotidien (comme le pansage), ou en fonction des conditions climatiques, comme la tonte ou la douche. Les pieds doivent aussi faire l'objet d'un soin tout particulier. Ces derniers sont en effet graissés, parés et ferrés, si le travail quotidien de l'animal le nécessite. Lors de concours ou de compétitions, il peut aussi être amené à recevoir un toilettage particulier qui peut être complété par des nattes, voire, dans certains cas de rubans. Enfin l'entretien des boxes et des pâtures participe au bien-être des chevaux et à leur santé.

Tempérament

Les chevaux dits « à sang chaud », comme ce Pur Sang, sont fins, vifs et nerveux
Les chevaux sont des mammifères et ont toujours le sang chaud biologiquement parlant. Toutefois, les termes de « cheval à sang chaud », « cheval à sang froid », « proche du sang » et demi-sang (ou son équivalent « warmblood ») sont utilisés pour décrire le tempérament de cet animal, et non la température de son corps.
Le races dites « à sang chaud » sont principalement d'origine orientale et incluent l'Akhal-Teke, le Barbe, l'arabe, le turkoman (maintenant éteint) et les Pur Sang développés à partir de ces derniers. Ils sont vifs et apprennent rapidement. Ils sont élevés pour leur agilité et leur vitesse[24]. Physiquement raffinés, leur peau est mince, leur silhouette longiligne, et leurs jambes longues[25]. Ces races sont importées en Europe depuis le Moyen-Orient et l'Afrique du nord lorsque les éleveurs souhaitent insuffler des qualités de vitesse et de vivacité aux montures de la cavalerie légère[24].
La plupart des chevaux de trait, puissants et musclés, sont connus comme « chevaux à sang froid ». Ils sont élevés à l'origine pour leur force, leur calme et leur patience, des qualités nécessaires pour tirer une charrue ou un lourd charriot rempli de passagers. Ils sont parfois surnommés les « doux géants »[26]. Les races les plus connues incluent le trait belge et le Clydesdale. Certains, comme le Percheron, sont un peu plus légers et plus vifs. D'autres, comme le Shire, plus lents et puissants, furent créés pour labourer les champs aux sols lourds à base d'argile[26]. Les chevaux à sang-froid regroupent aussi quelques races de poneys comme le Fjord[27].
Le demi-sang moderne est grand, mais agile et athlétique.
Les demi-sang (ou Warmblood) comme le selle français, le trakehner ou le hanovrien, sont à l'origine des montures produites pour l'armée et issues du croisement de cheptels locaux à sang froid avec des chevaux à sang chaud, comme l'arabe ou le Pur Sang, afin d'obtenir un cheval ayant davantage de raffinement que le cheval de trait, mais aussi une plus grande taille et un tempérament plus calme que les chevaux de sang[28]. Certains poneys demi-sang ont été développés par croisement des cheptels locaux avec des chevaux de sang, par exemple le Connemara[29]. Désormais, les termes « demi-sang » et « warmblood » tendent à désigner un type spécifique de races qui dominent les sports équestres olympiques du dressage et du saut d'obstacles depuis les années 1970. Avant cette date, le terme français demi-sang) désignait tout croisement entre une race dite à sang froid et une race dite à sang chaud. Quelques exemples sont le Selle français et le Hunter irlandais. Parfois, ce terme est utilisé pour faire référence à des races de chevaux légers autres que les pur-sang[30].

Histoire évolutive

Article détaillé : Histoire évolutive des équidés.

Schéma évolutif du cheval.
L'histoire récente des équidés est mal connue, notamment en ce qui concerne la spéciation entre les ânes, les chevaux sauvages (Equus ferus), les zèbres et le cheval domestique (Equus caballus). On ne sait pas non plus si les différents types de chevaux préhistoriques dont on retrouve des ossements datés d'une même époque appartenaient à la même espèce, s'ils étaient des sous-espèces ou s'il s'agissait d'espèces différentes[9]. Ils étaient sans doute interféconds et n'appartenaient pas à des espèces complètement séparées. D'autres théories affirment que le cheval sauvage ne formait qu'une seule espèce avant sa domestication et que les différentes races sont le résultat de l'élevage sélectif opéré par l'homme[10].

Théorie des quatre lignées fondatrices

L'analyse ADN réalisée à partir d'études morphologiques sur différentes races de chevaux par l'université d'Uppsala suggère que ces animaux évoluèrent à partir de populations sauvages qui s'adaptèrent peu à peu à différents biotopes, longtemps avant leur domestication[11]. Toutes les races de chevaux modernes seraient les descendantes de quatre grands « types » de chevaux. Le cheval des forêts aurait été un grand animal lent et lourd avec de larges sabots qui lui permettaient de vivre dans les zones marécageuses, et un pelage épais et rugueux qui lui servait de camouflage. Il serait l'ancêtre de toutes les races dites warmblood d'Europe du Nord, mais aussi de vieilles races de chevaux de trait comme l'ardennais. La sous-espèce « de trait », un animal robuste et de petite taille, se serait adaptée au climat froid du nord de l'Europe grâce à son pelage épais et aurait ressemblé au Fjord et au Shetland. Le cheval oriental aurait été un grand cheval très léger, adapté aux climats chauds et secs du moyen-orient et ayant développé la vitesse et l'endurance faute de camouflage, ancêtre des chevaux à sang chaud tels l'Akhal-Teke et le pur-sang arabe. Le tarpan, petit animal robuste au pelage souris ou isabelle adapté au climat froid et sec, aurait eu pour descendants directs les chevaux de Przewalski et les poneys mongols, entre autres[11].

Races

Article détaillé : Races chez le cheval.
Les races issues de l'espèce chevaline sont nombreuses et variées. Cette grande diversité a pour origine leur adaptation à l'environnement (aptitude à jeûner, résistance aux hautes températures ou encore sûreté de pied en terrain montagneux), et surtout l'élevage sélectif puis les croisements opérés par l'homme sur le cheval domestique. Certains traits tels la rapidité, la capacité de portage ou encore celle à tracter de lourdes charges, ont été privilégiés[12]. Les races sont généralement divisées en rois grandes catégories : les chevaux de tait (destinés à la traction), les chevaux de selle (destinés à être montés) et les poneys. Les cobs peuvent être montés aussi bien qu'attelés[13].
Pour le cheval comme pour bon nombre d'animaux domestiques, des listes d'ancêtres ont été établies. Il semble que les premiers hommes à en réaliser soient les arabes[réf. souhaitée]. Depuis, de nombreuses races de chevaux possèdent un registre d'élevage qui peut être soit fermé (seuls les animaux descendants d'animaux déjà enregistrés peuvent faire partie de la race), soit ouvert (le registre accepte alors des croisements avec d'autres races). L'inscription d'un cheval à un tel registre est soumise à des règles de signalement et de conformité au standard de race[12]. Ces informations sont reprises par de vastes bases de données spécialisées[Note 2].
L'identification d'une race peut être délicate car toutes ne sont pas typées comme le poney Fjord, l'Arabe ou le Frison[12]. La tendance actuelle est à la baisse de la diversité. Les activités humaines liées à l'usage du cheval se réduisant au sport et au tourisme, toutes les races n'étant pas spécialisées dans ces types d'activité sont menacées. C'est le cas notamment de toutes les races de chevaux de trait. [réf. nécessaire]

Marronnage

Article détaillé : cheval sauvage.
Si certaines races de chevaux sont complètement inféodées à l'homme, d'autres demeurent capables de retourner à l'état sauvage et de former des troupeaux. C'est le cas des mustangs aux États-Unis et des brumbies en Australie, qui sont considérés comme invasifs et provoquent des dégâts importants sur la flore et les sols[14]. Seul le cheval de Przewalski est resté totalement sauvage[15].

Hybridation

Articles détaillés : mule, Bardot (équidé) et zébrule.

Le cheval peut s'hybrider avec d'autres équidés. Le produit d'un entier et d'une ânesse est un « bardot », celui d'un âne et d'une jument est un « mulet » ou une « mule »[16], celui d'une jument et d'un zèbre est dénommé « zébrule ».

Étymologie et dénomination

« Cheval » est un terme générique qui désigne en premier lieu l'espèce domestique Equus caballus, ce qui inclut les races redevenues sauvages comme les mustangs, ainsi que le cheval de Przewalski.
En latin classique, cheval se disait equus. Le terme cheval dérive du latin populaire caballus et désigna d'abord un « mauvais cheval », puis un hongre et, populairement un « cheval de travail »[5]. Le mot est probablement d'origine gauloise et supplanta partout dans la Romania[Quoi ?], sans doute avant le milieu du IIIe siècle[Note 1], le classique equus. Les principaux dérivés du mot cheval sont chevalier, chevalière, chevalerie, chevaleresque, chevalin, chevaucher, chevalet, cavale, cavaler, cavalier, cavalerie et cavalcade. Le terme au singulier se prononce /ʃəval/ et le pluriel chevaux se prononce /ʃəvo/.
D'autres termes savants liés au cheval sont empruntés au grec ancien (ἵππος, [híppos], de la racine indo-européenne *ékwos), d'où l'adjectif hippique ou le terme hippodrome. Cette racine grecque se retrouve aussi dans le prénom Philippe (« qui aime les chevaux »), Hippolyte (« qui délie les chevaux »), hippocampe (« cheval cambré »), hippopotame (« cheval du fleuve »). Une boucherie chevaline est également appelée boucherie hippophagique. Le latin equus est lui aussi issu de cette racine indo-européenne et est à l'origine des termes comme équidés, équitation et les adjectifs équestre et équine.

Termes généraux

CaractéristiqueDénomination
terme générique d'usage courantcheval
adulte femelle réservée à la reproductionpoulinière
adulte femelle non reproductricejument
adulte mâle reproducteur reconnuétalon
adulte mâle non castréentier
mâle castréhongre
jeune femelle de moins de trois anspouliche
jeune cheval de moins de trois anspoulain
cheval âgé d'un anyearling
jeune poulain de moins de six moisfoal
cheval de petite taille (mesuré au garrot)[6],[7]poney

Termes spécifiques

Caractère sigillaire
De nombreux termes familiers, péjoratifs ou anciens désignent aussi le cheval. Parmi les termes péjoratifs figurent notamment « bidet », « bourrin », « canasson », « carne », « rosse » et « haridelle ». Le mot « canasson » est souvent également utilisé sans connotation négative pour désigner un cheval sans particularités. Dans les termes anciens se trouvent le mot « palefroi », qui désigne une monture pour la parade et de façon générale dans tous les déplacements (les demoiselles du Moyen Âge ne chevauchent que des palefrois), et enfin le mot « destrier » qui nomme une monture de guerre.
Chez les Amérindiens, le cheval est parfois désigné sous le terme de « grand chien »[8].
En caractère sigillaire, la partie supérieure montre un œil et la crinière du cheval et la partie inférieure, ses membres et sa queue.

Cheval


Aide à la lecture d'une taxobox Cheval
 Cheval gris (Equus caballus) de race Camargue
Cheval gris (Equus caballus)
de race Camargue
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseMammalia
Sous-classeTheria
Infra-classeEutheria
OrdrePerissodactyla
FamilleEquidae
GenreEquus
Nom binominal
Equus ferus caballus
Linnaeus, 1758
 Des chevaux au galop Des chevaux au galop
D'autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons

Le cheval (Equus ferus caballus[1],[2] ou Equus caballus) est un grand mammifère herbivore et ongulé appartenant à l'une des sept espèces de la famille des équidés. Il a évolué au cours des dernières 45 à 55 millions d'années à partir d'un petit mammifère possédant plusieurs doigts pour devenir un grand animal à sabot unique. L'utilisation du cheval, domestiqué il y a environ 5 500[3] ou 4 000 ans, se serait répandue de 3 000 à 2 000 ans av. J.-C. à toute l'Eurasie. Bien que la quasi-totalité des chevaux soient désormais domestiques, le cheval de Przewalski est considéré comme le dernier vrai cheval sauvage, et il existe de nombreux chevaux domestiques retournés à l'état sauvage.
Il s'agit d'une espèce animale employée par l'Homme et celui-ci a développé un vaste vocabulaire spécialisé pour décrire les concepts qui y sont liés. Ce lexique va de son anatomie et sa morphologie aux étapes de sa vie en passant par sa couleur, ses races, sa locomotion et son comportement. En ce qui concerne les spécificités liées à l'espèce, les chevaux comptent sur leur vitesse pour échapper aux prédateurs, ont un bon sens de l'équilibre, un fort instinct de fuite et un trait inhabituel dans le règne animal : ils sont capables de dormir debout tout comme en position couchée. Les femelles, appelées juments, mettent bas après onze mois de gestation un petit nommé poulain. Celui-ci peut se lever et courir peu de temps après sa naissance. La plupart des chevaux domestiques sont dressés pour l'équitation entre l'âge de deux et quatre ans. Ils atteignent leur plein développement à cinq ans en moyenne et leur durée de vie va environ de 25 à 30 ans.
Des siècles durant, les chevaux sont des animaux de guerre et de transport au service des hommes. Ils permettent l'essor du commerce et l'expansion de civilisations sur de grandes étendues. Considéré comme « la plus noble conquête de l'homme », présent dans les mythes, les légendes, nombre d'encyclopédies spécialisées et toutes les formes d'art, le cheval est, de tous les animaux, celui qui a sans doute le plus marqué l'histoire et les progrès de l'humanité[4]. Il est à l'origine de métiers liés à son entretien, son commerce ou aux activités sportives d'équitation, les plus célèbres étant les sports hippiques. Dans la plupart des pays développés, le cheval est désormais monté pour les loisirs et les compétitions sportives, mais il peut également être utilisé en thérapie, ou pour la production de biens de consommation grâce à sa viande, son lait, son cuir et même son urine. Dans d'autres pays, le cheval reste un partenaire indispensable à l'agriculture et au transport. L'entretien des chevaux domestiques demande un matériel particulier et l'attention de spécialistes.
Les chevaux sont divisés en trois types selon leur tempérament : les sang chaud caractérisés par leur vitesse et leur endurance, les sang froid, plus lents et destinés aux travaux pénibles, et les demi-sang, ou warmbloods, issus de croisements entre des chevaux à sang chaud et à sang froid, qui sont souvent destinés aux sports équestres en particulier en Europe. Il existe plus de 300 races de chevaux dans le monde.

Sommaire

[masquer]